La chute des feuilles qui a débuté en septembre s'accélère depuis le mois d’octobre et se poursuit en novembre. Ce processus saisonnier est nécessaire car vital pour l'arbre qui met ainsi en œuvre une mesure de protection pour lutter contre le froid hivernal.
En automne, la durée du jour diminue, il y a moins de lumière et il commence à faire plus froid. Ce signal permet à l’arbre de secréter des bouchons de liège qui arrivent dans les pédoncules des feuilles pour ainsi couper la circulation de la sève. Les feuilles privées d'eau et de sels minéraux ne peuvent plus produire de chlorophylle par le mécanisme de la photosynthèse.
A la base du pétiole, des cellules vont mourir et la feuille de ne sera plus retenue que par de petits vaisseaux (nervures). De plus en plus vulnérables, les feuillent changent de couleur et sont de plus en plus fragilisées. Le vent accélère leur chute.
Contrairement au tronc, aux branches et aux racines bien isolés du froid par l'écorce et la terre qui ne consomment pratiquement pas d'énergie pour subsister, les feuilles sont énergivores.
Elles permettent à l’arbre de transpirer. Au printemps et en été, l’eau absorbée par les racines s’évapore par les feuilles. Si l’arbre ne perdait pas ses feuilles, cette eau pourrait geler en hiver, déshydratant l’arbre, ce qui le ferai mourir. Ainsi, en perdant ses feuilles, l'arbre se préserve et ne meurt pas. Il va passer l'hiver en vivant au ralenti.
Pourtant certains arbres conservent leurs feuilles ou aiguilles. C’est le cas des pins, des sapins, des mélèzes, des cyprès, des cèdres, que l’on appelle des conifères. Ils sont mieux armés contre le froid. Ce sont des résineux dont les aiguilles ou les feuilles sont recouvertes d’une fine couche de cire isolante qui joue un rôle protecteur contre le froid.