Le risque de gelées existe jusqu'en mai !

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Climatologie - 19/03/2026

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Une douceur remarquable voire exceptionnelle domine depuis le 10 janvier. Le printemps calendaire va débuter mais nous ne sommes pas pour autant à l’abri des coups de frais voire de froid. 

Le printemps est une intersaison. Il est sujet à de fortes variations de temps et à des fluctuations thermiques. Les derniers soubresauts de l’hiver alternent avec les premières pulsions chaudes pré-estivales.

Lorsque des masses d’air froid tardives venues du nord de l’Europe survolent notre territoire, que les nuits sont étoilées, sans vent, le rayonnement nocturne peut faire chuter les températures sous la barre des 0°C.

Si dès la fin mars, ou au plus tard après la première quinzaine d’avril, les gelées épargnent les îles, le reste de la région peut connaître des gelées très tardives :

  •  -0.1°C à Brest-Guipavas le 6 mai 2019
  •  -0.6°C à Lorient le 7 mai 1982, -0,4°C le 21 mai 1955
  •  -0,1°C à Landivisiau le 9 mai 1982
  • -0,6°C à Lannion le 13 mai 2010
  • -0.9°C enregistré à Saint-Nazaire le 14 mai 1995 

Ces chiffres nous montrent que l’intérieur des terres et le littoral nord peuvent encore être concernés par le gel jusqu’en première décade de mai, voire jusqu’en première quinzaine de mai.

Beaucoup plus anciens, les records de gelées tardives en Bretagne ont été observés à Rennes/Saint-Jacques et Ploërmel en mai 1955 ! Plus récemment, le 31 mai 2022 à 07h, la station amateur de Berné dans le Morbihan, dans la vallée du Scorff (108 mètres d’altitude) affichait -0.2°C !

Pour toutes ces raisons, le gel reste encore théoriquement possible pendant encore plusieurs semaines. Les Saints de Glace (11 au 13 mai) sont souvent utilisés en guise de repère temporel. On estime qu’à partir de la mi-mai, le risque de gelées devient minime. Les jardiniers peuvent alors œuvrer sereinement…

Dans le contexte de réchauffement global, les gelées deviennent plus rares mais ne disparaissent pas. Leur fréquence annuelle diminue partout, les relevées le confirment.

La hausse globale des températures favorise une pousse plus précoce des végétaux qui en cas de survenue de gel au printemps deviennent plus vulnérables.

Cette situation peut faire des dégâts voire anéantir certaines cultures. Nous avons connu cette problématique en avril 2021 et avril 2022.

Écrit par Sébastien Decaux, publié le 19 mars (dernière actualisation le 19 mars à 14h37)

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